dimanche 26 avril 2009

VOYAGE AU MAROC : de Ait Tamlal à Tafnar

Mardi matin, nous avions un guide. Rachid étant pris par son métier d'instit, c'est son oncle qui nous a conduits, d'abord à l'école (voir mon message précédent) où nous sommes entrés dans une classe qui nous a rappelé notre enfance : les petits bureaux doubles, le tableau noir, bon, les ardoises n'ont pas le cadre en bois. Dans la classe de Rachid, 5 élèves sont en 2ème, tous les autres sont en 1ère année. Aujourd'hui, c'est calcul.
Après cette petite visite, nous suivons le guide, d'abord à travers les rues du village


puis à travers la campagne


Nous arrivons bientôt en surplomb de l'Atlantique


et nous devons descendre à travers les rochers







pour arriver en vue d'une plage magnifique, complètement vide, un vrai morceau de paradis !



Nous allons suivre cette plage un grand moment Chloé s'en donne à coeur joie à courir

dans ce lieu vraiment immaculé seulement habité par les mouettes, fréquenté par les coccinelles, visité par les méduses, les oursins




nous arrivons en vue du village de pêcheurs, notre destination



Là, la plage est moins idyllique car l'océan a rejeté les déchets de la civilisation


mais nous sommes bien dans un vrai village de pêcheurs.
La suite demain ?
bonsoir.

mercredi 22 avril 2009

VOYAGE AU MAROC : de Marrakech à Aït Tamlal

Au matin du deuxième jour, après un petit déjeuner fait de thé ou café, de crèpes, de miel et de confiture d'abricots, nous sommes prêts à entamer notre périple. Enfin presque... car pour emprunter la voiture de location qui nous attend, il manque : le permis de conduire oublié dans le blouson, dans le coffre de la voiture en France ....... Un appel à Nadège qui doit revenir de Bordeaux à la maison en urgence pour le faxer (merci ma fille) et l'oubli est réparé... à condition de ne pas se faire arrêter par la police en cours de route, ça devrait aller. Abdel nous explique notre itinéraire et nous chaperonne jusqu'à la sortie de Marrakech : heureusement car nous ne nous appréhendons de circuler dans cette cohue.
Je suis toujours aussi étonnée par les drôles de véhicules que l'on rencontre


La végétation attire aussi le regard : haies de figuiers de barbarie,

oliveraies, bougainvilliers gigantesques, champs de blé récemment moissonnés dont les bottes n'ont rien à voir avec celles, formatées par la machine, que nous avons en France. Ici, ce sont les hommes et les femmes qui posent les gerbes les unes sur les autres pour en faire un tas.




L'artisanat local s'affiche en bord de route




et puis ces drôles de murs qui balisent la route et derrière lesquels on a l'impression qu'il n'y a rien. Plus tard, Rachid nous expliquera qu'ils servent à délimiter les parcelles souvent cultivées. Au fur et à mesure que le paysan travaille sa terre, il en extrait les pierres et les pose en limite du champ. (Et nous qui nous plaignons quand nous travaillons notre terre sablonneuse !!)



Ces murets sont souvent surmontés de branches mortes d'arganiers (munies de pics) qui empêchent les chèvres d'aller dans les cultures.



Nous voyons de nombreux troupeaux sont sous la garde des bergers
Il y a bien sûr ces drôles de bâtisses carrées au toit plat qui nous intriguent. Plus tard nous verrons que ce sont les maisons marocaines dont les pièces tournées vers l'intérieur, entourent un patio.


Enfin, après avoir longé une route qui surplombe l'océan, nous arrivons dans la famille de Rachid Idar, l'instituteur de Aït Tamlal chez qui nous sommes accueillis très chaleureusement


La maison est traditionnelle, des pièces distribuées autour d'un patio. Notre chambre est très agréable avec les habituels tapis qui couvrent le sol. Chloé s'installe rapidement pour commencer son carnet de voyage


Le repas, cuisiné par la soeur et la mère de Rachid, est un délicieux tajine à base de fèves, précédé de crudités et terminé par des fruits


Nous le partageons avec Rachid. Il nous parle de son village et de son école qui accueille plus d'une centaine d'élèves. Chaque classe comporte deux niveaux. Les instituteurs travaillent 3 matinées, puis 3 après-midi par semaine. L'école dans les campagnes n'était pas généralisée jusqu'en 1995 où les enfants, pour être éduqués, devaient aller à la ville. De 1995 à 2001, un programme de construction d'écoles dans les campagnes a conduit à améliorer cette situation. L'école d'Aït Tamlal a été électrifiée grâce à l'association Croq'Nature.

Nous faisons la découverte des sanitaires en devenir : des WC à la turque sur un joli carrelage bleu, un espace pour la douche, la bouilloire pour chauffer l'eau que l'on retire du seau réserve. Tout cet espace, comme le reste de l'habitation, est tenu dans un état impeccable.


Même si nous devons changer nos habitudes de toilette, nous sommes maintenant rassurés, car c'est quand même ce moment là que nous appréhendions.
Enfin, après un dernier thé, nous regagnons notre chambre avant les nouvelles aventures du lendemain.
Au revoir.

mardi 21 avril 2009

VOYAGE AU MAROC : premier jour

Nous sommes partis une semaine au Maroc, Hubert, Chloé et moi avec l'association Croq'nature pour un voyage que nous n'oublierons jamais. Je remercie Fred qui m'a fait connaître l'asso et ce type de voyage. Je vais vous faire partager ce périple grâce à quelques photos en espérant vous transmettre un peu de sa magie et l'émotion que nous avons ressentie à la découverte de ces gens si chaleureux et accueillants.
Partis de Bordeaux à 13h10, nous sommes arrivés à Casablanca à 13h30. Cherchez l’erreur ! le décalage horaire de 2 h entre les deux pays bien sûr !
Premier contact avec le Maroc, dans l’aéroport où nous avons attendu quatre heures dans la zone de transit notre avion pour Marrakech : deux voyageurs qui patientent comme nous.
Enfin nous arrivons à destination à 18 h, après un contrôle de police un peu longuet par des fonctionnaires plutôt rébarbatifs. Il faut dire que tamponner des passeports à longueur de journée ne doit pas être folichon.
Nous scrutons le hall d’arrivée à la recherche de notre guide,
Abdel, qui doit nous attendre avec une affichette " Riad Taddert ". Pas si simple ! car une foule d'affichettes se balance devant nous et il nous faut toutes les passer en revue ... deux fois ... avant de le trouver enfin. Bisou d'accueil sur les deux joues. Bon c'est la tradition. Et nous voilà sortis de l'aéroport. Chloé, en voyant le palmiers s'exclame "qu'est-ce qu'ils sont gros les ananas ici !"
Abdel nous embarque dans un 4X4 tout crotté, grève des transports, dont les taxis oblige : un projet de loi sur la circulation mobilise la population. Le 4X4 vient directement d'une équipée dans le désert d'où son état.

Nous voilà dans la circulation marocaine : toute une histoire. On en avait entendu parler mais c'est autre chose de se trouver embarqués dans le flux de ces véhicules qui se faufilent sans hésiter à droite, à gauche, sans vraiment tenir compte de la signalisation au sol notamment. A vous donner le tournis, Mais Abdel s'en sort parfaitement, l'habitude bien sûr. Et puis voir des véhicules aussi inhabituels que des charrettes à bras, des mobylettes surchargées, des carrioles se cotôyer a de quoi surprendre.


Enfin nous entrons dans la médina et arrivons au Riad où nous sommes très chaleureusement accueillis. Nous prenons possession de notre chambre, équipée de plusieurs lits, carrelée aux trois-quarts de la hauteur, dont le sol est recouvert de tapis













Dans la salle du rez-de chaussée qui entoure le patio, notre premier repas est fait d'une entrée de crudités, d'un savoureux tajine au mouton et de fruits dont des oranges sucrées et très douces. Certains convives parlent de leur voyage qu'ils ont terminé ou vont poursuivre, d'autres comme nous, écoutent avec avidité.
Après le repas, malgré l'heure tardive, Hubert souhaite aller sur la place Jemaa El Fna qui se trouve proche du riad. Ah nous avions vu la circulation sur les grandes artères ; celle des petites rues de la médina n'a rien à lui envier ! Chloé est littéralement terrorisée par les mobylettes qui nous arrivent droit dessus en klaxonnant, ou par derrière de la même façon, nous incitant à nous garer. La fatigue du voyage n'arrange pas les choses.

Sur la place, des tables ont été dressées pour des convives qui dégustent les plats préparés sur place. Nous voyons quelques attroupements : des musiciens, et quelques comédiens qui font rire la compagnie, malheureusement pour nous, c’est incompréhensible. Des stands très colorés d’épices, de fruits sont installés. Est-ce que celui-ci te plaît Magali ?
Beaucoup de stands pliaient bagage et nous en avons fait autant, repartant vers une nuit de sommeil dans notre riad.
Bonne nuit à vous aussi et à demain.

lundi 16 mars 2009

Cueillette des framboises

Par le téléphérique, nous sommes montés au plateau de Charlannes et nous avons randonné. Une magnifique promenade où la nature nous fait des clins d'oeil. Chloé a ramassé une pleine casquette de framboises mures à point : un délice !

Encore le Great outdoors kit. J'ai seulement ajouté des boutons cousus pour simuler les framboises et un ruban sous le titre "nature". A demain.